Sir Samuel

Sir Samuel
Sir Samuel est un des membres du San Supa Crew. Sans aucun doute le plus orienté reggae/dancehall du collectif. Il prend son envol en solo en en 2005

Sir Samuel est un des membres du Saïan Supa Crew. Il y apporte son identité créole et ses influences ragga dancehall. L'une des particularités du collectif étant de privilégier les individualités, Sir Samuel, à l'instar des autres membres du crew a pris son envol en solo.

Sir Samuel est né en 1978. D'origine guadeloupéenne et martiniquaise, il a grandi à Sarcelles (95) puis Bagneux (92) en région parisienne. Il se lance dans la musique très jeune, dès 1988 et monte un groupe de reggae "Enfants des îles". Il fait ses premières expériences studios notamment avec la Mafia Trece. Jamais il ne choisira entre le reggae et le hip hop. Depuis toujours il pratique les deux en créole ou en français, se sentant aussi à l'aise en sounds qu'en concert avec le Saïan. Après 3 albums du Saïan Supa Crew (et quelques disques d'or...), Sir Samuel sort en avril 2005 son premier album solo : "Vizé Pli O" (Virgin / EMI). Un travail sérieux qui, à défaut d'être une bonne vente, lui apporta plus de confiance en lui. On y retrouve des invités de taille à l'image de Sugar Minott ou Jocelyne Bérouard. Son père apparaît à la guiatre sur un morceau que Sir Samuel dédie à sa fille. Depuis, Sir Samuel reste très présent sur la scène hexagonale et dans les médias. En gardant une sincère humilité, il a su fidéliser son public en lui offrant de la qualité.

Interviews par Riddimkilla

Rk: Peux-tu nous faire ta présentation ?

Sir Samuel: Bonjour moi c'est Sir Samuel du Saïan. Un crew composé d'entités différentes : OFX, Explicit Samouraï, Sly The Mic Buddah et moi en solo. J'arrive avec mon album « Vizé pli o ! ». Dans les bacs depuis le 19 avril.

Rk: Tes débuts dans la musique ?

Sir Samuel: J'ai commencé par écouter et faire du rap. Mais très tôt, pendant que j'étais à l'internat, j'ai découvert Lord Zeljko sur Nova. La radio était un des seuls moyens de nous divertir le soir, j'enregistrais les émissions pour les écouter après pendant la semaine. C'est à cette époque que nous avons monté un groupe de reggae qui s'appelait « Enfants des Îles » avec des gars des Ulysses comme Gyver qui a d'ailleurs produits 11 titres de l'album « Vizé pli o ! ». Il y avait six voix dans le groupe, donc nous avons pas mal travaillé les harmonies...c'était un bon exercice. Puis nos routes se sont séparées pour diverses raisons et nous avons monté le Saïan.

Rk: Comment procèdes-tu lors de l'écriture des morceaux ?

Sir Samuel: Ça dépend il n'y a pas vraiment de formule...des fois je tombe sur un riddim, il va m'inspirer une mélodie ou bien je trouve une mélodie en allant promener mon chien et après on compose le riddim derrière...ça marche dans les deux sens.



Rk: Est-ce que le Saïan va continuer à poser sur des compil one riddim comme le r2d2 ou le atomic sorti dernièrement ?

Sir Samuel: Oui, même si on a fait la route qu'on connaît avec le Saïan, rien n'est acquis, il faut continuer à œuvrer dans ce milieu la car on aime ça et on essaye de faire du mieux qu'on peut (...) tout ce qui est one riddim, dubplates, je suis preneur.

Rk: Justement, enregistres-tu souvent des dubplates ?

Sir Samuel: Oui j'ai commencé depuis que j'enregistre mon album solo, des sounds system m'ont contacté. Je suis allé en province, notamment à Grenoble où j'ai joué avec Manu de Earthquake qui, par la suite, a organisé une session dubplates avec différents sounds de la région.

Rk: Que pense tu des soundclash ?

Sir Samuel: J'aime bien mais quand ça ne sort pas de son contexte, quand c'est bien fait, il faut que ça reste bon enfant. Sinon, je n'ai pas encore enregistré de dubplates clash ou de nominatives mais c'est quelque chose qui m'intéresserai... (Avis aux amateurs ndlr)

Rk: Quels sont les artistes que tu aimes écouter ? Tes riddims du moment ?

Sir Samuel: Capleton, Sizzla, Luciano, Beenie Man où d'autres plus anciens. Pour ce qui est des artistes plus « récents » : Bushman, Jah Cure, Warrior King, Richie Spice. J'écoute aussi beaucoup de Hiphop. Je ne retiens pas trop les noms...j'aime bien le Thrilla, Junkanoo etc.

Rk: Et tu préfères les riddims roots ou dancehall ?

Sir Samuel: Je préfère le roots, les trucs plus à l'ancienne. Je suis resté scotché sur ce que balançait Zeljko à l'époque

Rk: Es-tu déjà parti en Ja ?

Sir Samuel: Non mais j'aimerais bien pour y enregistrer, voir leur méthode de travail. J'ai l'impression que c'est plus spontané, qu'il se prenne moins la tête, ça a l'air moins léché...

Rk: Parle nous de ta collaborations avec Sugar Minott.

Sir Samuel: On a fait trois morceaux avec lui. Pour le premier, c'est Jaspar qui m'a contacté dans le cadre de sa compil-concept qui réunit différents artistes français autour de Sugar Minott. Il y a Daddy Mory, Apache, Lyricson... Gyver et moi avons proposé qu'il se pose sur un de nos riddim. Il a fait ça assez vite, il a écrit sur place et boum, il a posé son couplet. Il m'a dit qu'il fallait que je revienne pour que l'on en fasse un autre (« Trop tôt » qui apparaît sur l'album). Puis nous avons fait encore un autre morceau pour une compilation de l'un de ses musiciens (le bassiste) sur lequel Féfé de Saïan nous a rejoint.

Rk: Quels sont les avantages d'être signé en major ?

Sir Samuel: Réaliser un album de qualité c'est compliqué et ça demande pas mal de moyens...La major est donc la pour assurer le coté financier tandis que moi j'assure le coté artistique. J'ai pu faire ce que j'avais envie, je n'avais pas de contraintes au niveau des thèmes ou des textes. Depuis le Saïan on essaye d'instaurer cette méthode de travail avec les maisons de disques, on fait notre vibes, on a notre vie d'artiste...Ce qui nous intéresse c'est le contact avec le public donc le fait que la major ai besoin d'exposer notre musique pour vendre des disques et faire de l'argent ne nous dérange pas...le contrat est respecté des deux cotés.

Rk: La scène reggae actuelle en France?

Sir Samuel: J'aime bien admiral T, Difanga & Straika D, ya du bon du moins bon.

Rk: Est-ce que tu penses qu'elle a avancé ?

Sir Samuel: L'exposition s'est agrandie, mais la qualité s'est amoindrie. Certains se calquent sur les jamaïcains et sont en décalage avec la réalité.

Rk: Un message pour les lecteurs de Rk

Sir Samuel: C'est un site wicked apparemment car on m'en a beaucoup parlé. Je n'ai vais pas souvent sur le net malheureusement. Big up a tous les internautes de riddimkilla !

Nb: Allez visiter son site à l'adresse suivante www.sirsamuel.net

Sir Samuel sera en concert mercredi 8 juin à la Maroquinerie !

# Posté le vendredi 06 janvier 2006 06:22

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 06:35

By reggae.fr

Quand Jamel, Joey Starr et Zidane encouragent tous les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales, c'est bien qu'il se passe quelque chose en France ! Entre les insultes de Sarkozy et les propositions "positives" sur la colonisation une odeur nauséabonde plane sur notre pays. le Reggae doit également se mobiliser. Alors laissez les bédots dans les cendriers et prenez une bonne résolution : Aux urnes citoyens!
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# Posté le vendredi 06 janvier 2006 06:16

Ward 21

Ward 21
Ward 21 est l'un des trois ou quatre meilleur crew d'artistes dancehall. Pur produit jamaïquain les 4 rude boys viennent de sortir un second album qui les installe comme incontournable dans le monde du ragga !

WARD 21 est un crew dancehall composé de quatre fortes personnalités : Andre "Suku" Gray ; Kunley "Kunley" McCarthy ; Mark "Mean Dog" Henry et Ranaldo "Rumblood" Evans. Nous allons vous les présenter individuellement.

Suku : il a commencé comme opérateur dans le sound-system Road Sonic dès 1985, puis il a fait ses armes dans le King jammys sound qu'il intègre en 1995. Passionnés de son il est recruté comme ingénieur du son assistant en 1996, puis devient ingénieur du son en 1998. C'est ainsi qu'il produira ses premiers rtiddims le Hot Lava et le Swing. Il produira ensuite le Badda badda qui le placera comme un producteur respecté et le poussera à créer de nombreux autres riddims.

Kunley : né le 22 juillet 1975 à Kingston, Kunley a fait tous les petits boulots qui gravitent dans le reggae : opérateur, selecta, djs... c'est Suku qui l'introduit dans le King Jammys sound. Il fit ses armes comme Suku dans les studio de Jammy. Parallèlement à son apprentissage studio, il continua à écrire et posa sur quelques riddims dont le badda badda (le titre « haters »).

Mean Dog : né à Kingston en 1970, il habite dans la rue du studio de King Jammy. Il tourne autour pour apercevoir tous les artistes qui viennent enregistrer leurs prochains tubes. Après quelques petits boulots il fut remarqué par Jammy qui lui propose de venir renforcer son équipe. Il suivra la même formation que ses eux compères et en 1996 et même assistant et ingénieur du son de Bounty Killer sur la tournée du Warlord. Il intègre Ward 21 en 1998.

Rumblood : Il fit ses premières armes avec le sound Street Fighters. Il fut également recruté pour intégrer l'équipe de Jammy et suivit la même formation que ses trois compères. De l'avais général c'est le plus fou des quatre membres du Ward 21. Il apporte cette touche de fantaisie que les spectateurs de leur première tournée ont pu apprécié lorsqu'ils débarquaient habillés en médecin des hôpitaux.

# Posté le vendredi 18 novembre 2005 05:41

Chaka Demus & Pliers

Chaka Demus & Pliers
Si les deux hommes sont né en 1963, John Taylor alias Chaka Demus est originaire de Kingston, et Everton Bonner alias Pliers vient de Rockhad Hills, Jamaïque. John Taylor prend d'abord le nom de Nicodemus Junior en référence à l'un des deejays préférés, Nicodemus. Né à Waterhouse, il était prédestiné à rencontrer King Jammy qui le fait enregistrer ses premiers singles : « Increase your knowledge » en solo et « One Scotch, One Bourbon, One beer » déjà en duo, mais avec Admiral Bailey. Ce dernier titre est un succès. Deux ans plus tard, en 1988, il travaille avec de nombreux producteurs tels Jack Scorpio, Donovan Germain, Ini Kamoze. Il fait même un autre duo, « Letter to Mummy and Daddy », avec le king des deejays de l'époque : Yellowman. Chaka Demus est déjà un artiste installé avant de rejoindre Pliers...
Pliers lui est un chanteur qui a baigné dans la musique, un de ses ses frères etant Spanner Banner. Inspiré par les papes de la soul américaine Sam Cooke, Curtis Mayfield, Steevie Wonder, il travaille pour King Jammy (toujours dans les bons coups), Donovan Germain, Black Scorpio, Sir Coxsone... Il est également l'auteur de quelques succès comme « Snake in the grass » et de « Bam Bam » (1991).
Les deux artistes vont unir leur force à la suite d'une tournée aux Etats-Unis à laquelle ils participent tous les deux et vont suivre le modèle du duo entre Ninjaman & Tinga Stewart. Ils débutent ainsi avec les singles « Gal Wine », « Rough This Year », « Brenda » produit par Ranking Joe, « Love Up The Gal », « Winning Machine »...
Sly and Robbie produisent ensuite une reprise de « Murder she wrote », un ancien titre de Pliers sortis quelques années avant par Pioneer Musik. C'est un véritable carton qui fait le tour du monde. A partir de là, ils ne vont plus quitter les sommets des charts. Signés chez Mango, ils enchaînent avec les tubes « Tease Me », « She don't let nobody », une reprise de Curtis Mayfield, que l'on peut écouter sur leur album « Tease Me » (1993). On peut apprécier de nombreuses reprises telles « Twist and shout » des Isley Brothers ou « One nation under Groove » de George Clinton.
Ils sortent leur album « For every Kinda People » chez VP Records en 1996, puis « Consciousness a lick » en 1998. Dernièrement on peut citer leur best of « Ultimate Collection »...
Même si on les entend moins depuis quelques années ils savent revenir avec des wicked tunes comme leur « I saw the sign » sur le Combination Riddim (un must de la galette). Citons également leurs singles sur les riddims « Just Friends », « reload », « Duck », « Queen majesty »...

# Posté le vendredi 18 novembre 2005 05:38

Jah Mason

Jah Mason
Nationalité : Jamaïquain
Vrai nom : Perry Mason

Dans le clan des dj's bobodreads, si Sizzla et Capleton ont incontestablement une longueur d'avance, Jah Mason n'est pas loin. Né près de Manchester en Jamaïque, dans la région des collines et des vallées, il va très vite développer des facilités indéniables pour le chant. C'est Junior Reid qui produira son premier morceau : « Selassie I Call We », sous le nom de Perry Mason. Dans le même temps il a rejoint le David House crew de Capleton qui lui soufflera son pseudo Jah Mason. Avec son pote Jah Cure ils écument les sound-systems. Les premiers morceaux de Jah Mason montrent qu'à ses débuts sa voix se rapprochait de celle de Capleton, mais rapidement il va trouver sa voix et son originalité. Ceux qui l'ont vu en concert savent l'énergie que l'artiste dégage. Dommage que sa dernière venue en France se soit terminée en embrouille et que Jah Mason ne souhaite pas venir en métropole. On se console en écoutant ses albums « Keep your Joy », « Unlimited », et le wicked « Never Give up ».

# Posté le vendredi 18 novembre 2005 05:36